Skip to content

Acrochordons : comment les traiter efficacement en médecine esthétique ?


Petites excroissances bénignes, mais inesthétiques

Les acrochordons, aussi appelés molluscum pendulum, sont de petites excroissances cutanées bénignes, souvent molles, de couleur chair ou légèrement pigmentée. On les retrouve généralement sur le cou, les aisselles, les paupières, l’aine ou sous les seins. Bien qu’ils soient totalement sans danger, ces petits « boutons pendants » peuvent devenir gênants, tant sur le plan esthétique que fonctionnel (frottements, accrochages, irritation…).

La médecine esthétique propose des solutions simples, rapides et sans douleur pour retirer les acrochordons de façon nette et sécurisée, sans cicatrice visible. Voyons comment les identifier, les causes possibles, et les options de traitement disponibles en cabinet médical.


Qu’est-ce qu’un acrochordon ?

L’acrochordon est une tumeur bénigne de la peau, non infectieuse et non contagieuse. Il mesure de quelques millimètres à 1 centimètre et est attaché à la peau par un petit pédicule (une sorte de « tige » fine). Sa texture est molle, parfois plissée, et sa couleur varie du rose chair au brun clair.

Ces lésions cutanées sont très fréquentes avec l’âge, en particulier à partir de 40 ans, et touchent aussi bien les hommes que les femmes.


Pourquoi apparaissent-ils ?

Plusieurs facteurs peuvent favoriser l’apparition des acrochordons :

  • Frottements cutanés répétés, notamment au niveau du cou, des aisselles, ou du soutien-gorge
  • Surpoids ou obésité, qui augmente les plis cutanés
  • Prédisposition génétique
  • Résistance à l’insuline ou diabète (observé plus fréquemment chez les personnes atteintes)
  • Grossesse (les changements hormonaux peuvent accélérer leur apparition)

Même si leur apparition est bénigne, leur multiplication rapide ou leur gêne fonctionnelle justifient parfois leur retrait médical.


Pourquoi consulter un médecin esthétique ?

Il est fortement déconseillé de retirer un acrochordon soi-même (fil, ciseaux, produits corrosifs…). Ces méthodes peuvent :

  • Provoquer une infection locale
  • Laisser une cicatrice permanente
  • Entraîner une repousse anormale ou plus importante
  • Ne pas convenir si la lésion n’est pas un acrochordon (risque de confondre avec une autre tumeur)

En médecine esthétique, le retrait est rapide, propre, indolore, et se fait sous contrôle médical, après un diagnostic visuel.


Comment se déroule le traitement des acrochordons ?

Le médecin choisit la technique la plus adaptée selon la taille, l’emplacement et le nombre de lésions. Voici les principales méthodes utilisées :


1. La curette dermatologique (ablation mécanique douce)

Il s’agit d’un petit instrument à bord circulaire qui permet de gratter l’acrochordon à sa base, de façon précise.

  • Technique rapide, sans cicatrice visible
  • Adaptée aux lésions superficielles
  • Peut être combinée à une cautérisation légère pour éviter les récidives

Légère sensation de picotement possible, mais aucune douleur significative.


2. Le plasmage (Plasma médical)

Le plasmage utilise un arc électrique basse fréquence pour sublimer l’acrochordon (le faire se dessécher et disparaître), sans contact direct.

  • Très précis, idéal pour les zones sensibles : paupières, cou, décolleté
  • Pas de saignement
  • Une fine croûte se forme et tombe naturellement en quelques jours
  • Résultat net, sans cicatrice

Le traitement peut laisser une légère rougeur temporaire, facilement maquillée.


3. La cryothérapie médicale (azote liquide)

Cette méthode consiste à geler l’acrochordon avec de l’azote liquide, ce qui provoque sa nécrose contrôlée et sa chute en quelques jours.

  • Efficace sur les petits acrochordons isolés
  • Peut provoquer un léger blanchiment temporaire de la peau
  • Moins adaptée pour les zones visibles ou esthétiques

4. La cautérisation électrique (électrocoagulation)

Cette technique utilise un courant électrique basse tension pour brûler précisément l’acrochordon à sa base.

  • Méthode efficace, rapide et définitive
  • Une petite croûte se forme, tombe en quelques jours
  • À éviter sur les peaux très foncées (risque de dépigmentation temporaire)

Zones les plus souvent traitées

  • Cou et décolleté : zones très visibles, souvent concernées par les frottements ou bijoux
  • Aisselles : gêne fonctionnelle (épilation, transpiration)
  • Paupières : traitement délicat nécessitant une grande précision
  • Sous les seins / plis abdominaux : fréquents chez les patientes post-partum ou en surpoids

Le traitement est généralement rapide (15 à 30 minutes), avec peu ou pas de suites. Plusieurs lésions peuvent être retirées en une seule séance.


Résultats et entretien

  • Les résultats sont immédiats ou visibles en quelques jours, selon la méthode.
  • La peau retrouve un aspect lisse, sans cicatrice visible.
  • La repousse est rare, sauf en cas de prédisposition génétique forte.

Pour limiter les récidives :

  • Éviter les frottements excessifs (bijoux, rasage agressif)
  • Perdre du poids si nécessaire
  • Hydrater la peau régulièrement
  • Porter des vêtements amples sur les zones sensibles

Comments (0)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.