Taches brunes : quelles solutions médicales pour un teint uniforme ?
Une préoccupation esthétique fréquente
Les taches brunes figurent parmi les motifs de consultation les plus fréquents en médecine esthétique. Inesthétiques, elles donnent au visage un aspect vieilli, irrégulier, parfois négligé, même lorsque la peau est saine par ailleurs. Ces taches pigmentaires peuvent apparaître dès 30 ans, voire plus tôt chez les peaux exposées au soleil ou sujettes aux déséquilibres hormonaux.
Grâce aux traitements médicaux ciblés, il est désormais possible de corriger durablement ces défauts pigmentaires. Peelings dépigmentants, lumière pulsée (IPL) ou techniques plus originales comme le plasmage sont autant d’options efficaces… à condition de bien identifier la nature des taches.
Distinguer les différents types de taches pigmentaires
Pour choisir le traitement adapté, il est essentiel de déterminer le type de pigmentation. Les trois formes les plus courantes sont :
1. Le mélasma (ou masque de grossesse)
Il s’agit d’une hyperpigmentation hormonale, souvent déclenchée par une grossesse, la pilule, une variation hormonale en association avec une exposition solaire sur une epau dite inflammatoire. Il forme des plages brunâtres diffuses, symétriques, principalement sur les joues, le front ou la lèvre supérieure. Il est profond, chronique et récidivant.
2. Les lentigos solaires
Aussi appelés « taches de vieillesse », ce sont des taches plus rondes, nettes et localisées, liées à une exposition solaire chronique. On les retrouve sur le visage, le décolleté, les mains. Elles sont superficielles, mais très visibles. Elles apparaissent quand le capital solaire est fini.
3. Les taches diffuses post-inflammatoires
Elles apparaissent après un bouton, une blessure ou une irritation, surtout chez les peaux mates. Ces taches résiduelles sont souvent mal vécues et mettent plusieurs mois à disparaître sans aide. Elles sont présentes sur les peaux à tendance inflammatoires et notamment les peaux mates à foncées.
Les traitements disponibles en médecine esthétique
1. Les peelings dépigmentants : la référence pour le mélasma
Pour les mélasmas et les taches hormonales, les peelings dépigmentants médicaux sont la solution de choix. Ils consistent à appliquer une combinaison d’actifs puissants (acide kojique, acide tranexamique, rétinol, etc.) qui agissent à la fois en surface et en profondeur.
- Exemples : Melapeel®, Dermamelan®
- Protocole : application au cabinet + cure à domicile (crème régulatrice pendant plusieurs semaines)
- Avantages : action ciblée, progressive, efficace même sur mélasmas anciens
- Résultats : dès 3 à 6 semaines après la première séance, avec éclaircissement marqué du teint
Important : Le mélasma ne doit jamais être traité avec des lasers ou de l’IPL en première intention, car ces techniques peuvent provoquer au contraire une aggravation des taches et un effet rebond pigmentaire.
2. Le plasmage : idéal pour les lentigos localisés
Le plasmage (ou plasma médical) utilise une micro-décharge d’énergie pour cautériser précisément les taches, sans agresser la peau saine. C’est une alternative douce au laser, parfaitement adaptée pour traiter les lentigos solaires isolés, sur le visage, les mains ou le décolleté.
- Précision millimétrique : chaque tache est ciblée individuellement
- Sensation de picotement, sans douleur majeure
- Petite croûte qui tombe après quelques jours
- Résultat définitif sur chaque tache traitée
Ce traitement est particulièrement recommandé chez les patient(e)s à phototype clair, avec des taches nettes et bien limitées.
3. L’IPL : pour un éclat global et les taches diffuses
La lumière pulsée intense (IPL) est une technologie polyvalente, très efficace pour atténuer les taches pigmentaires diffuses, liées au soleil ou au vieillissement cutané.
- L’IPL cible la mélanine des taches brunes, qui s’éliminent en croûtant doucement
- En parallèle, elle stimule le collagène, resserre les pores et améliore l’éclat général
- Idéal pour les patient(e)s présentant des taches multiples, peu profondes, sur l’ensemble du visage, le décolleté ou les mains.
Protocole : 2 à 3 séances espacées de 4 semaines
Résultats : plus homogènes, naturels, sans modification des traits
Contre-indications : l’IPL est à éviter sur les peaux bronzées, mates ou très foncées (risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire).
Déroulement d’un traitement
Quel que soit le traitement choisi, tout commence par une consultation médicale avec analyse de la peau, bilan de l’historique pigmentaire et évaluation du phototype. Cette étape permet de :
- Écarter les causes dermatologiques sous-jacentes
- Éviter les erreurs de traitement (ex. : laser sur un mélasma)
- Élaborer un plan sur mesure, combinant si besoin plusieurs approches
Les séances sont rapides (20 à 40 minutes) et bien tolérées. Certaines méthodes peuvent provoquer de légers picotements, rougeurs ou croûtes transitoires. Il est fondamental de ne jamais exposer sa peau au soleil après le traitement, sous peine de provoquer une rechute.
Prévention et entretien : les gestes indispensables
Après tout traitement dépigmentant, le suivi est aussi important que le soin lui-même. Sans rigueur, les taches peuvent revenir rapidement. Voici les règles d’or :
- Protection solaire absolue : SPF50 tous les jours, même en hiver
- Éviter les expositions prolongées, surtout entre 12h et 16h
- Ne pas utiliser de produits photosensibilisants (certains parfums, huiles essentielles…)
- Adopter une routine cosmétique adaptée (vitamine C, acide azélaïque, niacinamide…)
Un entretien annuel avec un soin médical doux (peeling superficiel ou LED) peut également stabiliser les résultats.
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